KORA JAZZ

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Booking : Monde
Label : Celluloid / Rue Stendhal
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Formations en tournée

Kora Jazz Trio (piano/kora/percussions)
Kora Jazz Band feat. Andy Narell-steelpans & Cyrille Maillard-timbales

KORA JAZZ TRIO Album à paraître Janvier 2018 

BACKTOAFRICACoversJazz et musiques mandingues, la belle évidence… Pour paraphraser Monk. Ça tombe bien : l’idée du Kora Jazz Trio est portée par Abdoulaye Diabaté, pianiste et principal compositeur de ce projet né dans sa tête, quand il habitait encore à Dakar. Après avoir servi auprès des autres, Salif Keita, Papa Wemba et tant d’autres, celui qui a dirigé l’Orchestre National du Sénégal a choisi de donner vie à cette formule qui combine le piano, emblème du tempérament occidental, et la kora, symbole des modulations africaines. C’était au tournant du millénaire, et aujourd’hui, pari réussi. Le Kora Jazz, devenu Band à l’occasion du 4ème et 5ème album, a fait des allers et retours sur toute la planète musique. De Séoul à Rio, d’Oslo à Dakar. Et ainsi de suite. L’enjeu ? Réunir deux parents éloignés par des siècles. Revisiter Parker à la kora, et réinventer la tradition mandingue en lui adossant d’autres harmonies. Démêler les fils distendus par l’océan et le temps.

« Un bon koriste peut tout jouer. Il suffit de lui fournir les bonnes harmonies. », résume proverbial le pianiste. C’est donc à Abdoulaye Diabaté que l’on doit l’essentiel des arrangements et compositions. C’est aussi lui qui crée le liant susceptible de faire prendre la sauce, assurant d’une main ferme l’assise rythmique, tout en se permettant de saisissantes saillies solistes. A ses côtés, un aîné, le fidèle percussionniste Moussa Sissokho qui fut des débuts de l’aventure, et un cadet, le joueur de kora, Yacouba Sissokho, qui remplace l’un de ses maîtres, Soriba Kouyaté, décédé juste après l’enregistrement du précédent disque du Kora Jazz Band. Pour ce nouvel album, le cinquième, figure d’ailleurs un bel hommage à Soriba, le « frère » d’Abdoulaye Diabaté : la sublime ballade Baden Gna, que l’on peut traduire en malinké par « les liens du sang ».

Comme toujours, Abdoulaye Diabaté mêle originaux, fortement teintés de la tradition griotte dans laquelle il a grandi, et reprises, forcément originales. Ils rendent ainsi hommage à Michel Petrucciani, une des références absolues pour le pianiste, avec « Looking-Up » où Yacouba troque la kora pour le kamale n’goni, mais ils saluent aussi Touré Kunda, avec lesquels Abdoulaye a joué par le passé, en empruntant « Labrador ». Le Kora Jazz Band fait également un passage par l’Amérique du Sud, avec « Nha Corcion », « une chanson née après une rencontre en Colombie avec une chanteuse qui voulait absolument faire un truc avec nous ». Sans oublier une drôle de « Badinerie », variations d’après la suite BWV 1067 de Bach, un compositeur que Diabaté connaît sur le bout des doigts. « J’ai dans les mains dix-huit ans de classique ! » Il le remet en forme de délicieuses guirlandes de notes. « Il y a un an, nous étions invités pour l’anniversaire de Bach, en Allemagne. Les organisateurs nous ont proposé une reprise, et notre arrangement leur a bien plu. » Le répertoire est au diapason de cette envie de sortir des sillons. Chaque titre a sa place dans ce puzzle : « Denin Kelin », un afro jazz basé sur les rythmes mandingues, « Tamala », texto le voyageur, le griot qui va porter les nouvelles de village en village…  Chacun des deux autres complices posent sa plume : « Sigui », un thème écrit par le koriste Yacouba Sissokho, et enfin « Rokhaya », l’hommage de Moussa Sissokho à sa mère.

« On joue le thème, mais cela reste un prétexte pour converser. Sur scène, c’est un dialogue permanent, c’est notre manière de palabrer. L’improvisation, c’est le moteur du groupe. Le Kora jazz, c’est avant tout rencontre de trois solistes. » Aux côtés des trois piliers, des invités les ont rejoints : Andy Narell, dont le steelpan était déjà présent sur le précédent, « quasiment le nouveau membre du groupe » ; le grand guitariste dans la tradition mandingue Ousmane Kouyaté ; Cyrille Maillard aux timbales, lui aussi un membre de cette famille élargie ; la chanteuse Monica Pereira pour deux escapades en version latine et la Guinéenne Kondet Diabaté, qui ancre du côté de la tradition. « Le chant en guinéen, ça nous rapproche tout de suite du pays. », reprend le Sénégalais. Tout comme le balafon d’Adama Conde, porteur tout à la fois du message des ancêtres et annonciateur de lendemains qui swinguent autrement. Tout un symbole ! D’ailleurs, ce nouvel album s’intitule Back To Africa, que l’on peut lire entre les lignes Bach To Africa. L’Allemand n’est-il pas souvent cité comme l’un des précurseurs de la blue note ? « Oui, bien sûr, mais il était temps de revenir à des instruments plus traditionnels qui donnent des teintes africaines. C’est la source de notre influence. La blue note, ce n’est pas simplement une note, c’est une couleur. »

« L’alchimie fonctionne à plus d’un titre » Jazzmag/Jazzman
« La formule s’est enrichie, gagnant en cohérence » Jazz News
« Le trio évolue, mais la réjouissante alchimie de la kora mandingue et du piano jazz demeure » Télérama Sortir

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Kora Jazz Trio – Official Page Tour Dates

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