Ce court article expliquera certainement pourquoi je suis à cet endroit en 2026 avec Giro Music et les Artistes que j’accompagne :
♥️ Avoir une double nationalité, c’est vivre en permanence avec un pied sur chaque rive. C’est une gymnastique qui, je m’en rends compte aujourdhui après 30 ans +++ de métier, a forgé le cœur et l’âme de GIRO MUSIC.
Mon paysage intérieur s’est construit dans un dialogue constant. Il y a la France, la force de ses mots, le romantisme et la conscience sociale d’un Victor Hugo. Et il y a l’Italie, sa chair, son ancrage viscéral et la poésie rugueuse, profondément humaine et politique de Pier Paolo Pasolini.
Deux manières de regarder le monde, deux langues pour le dire. (Bestemio sempre in italiano, c’est plus imagé)
Musicalement, cela s’est traduit par un grand écart permanent – et si naturel – entre la chanson française, avec son orfèvrerie du texte, et la chanson italienne, avec son lyrisme, sa théâtralité et sa capacité à raconter la rue. J’ai grandi dans cet entre-deux, et j’y ai bati mon chemin. (Je ne parlerai pas d’identité volontairement)
Quand on se construit entre deux cultures, on développe une méfiance instinctive pour les cases fermées et l’uniformisation. On comprend que la vérité se trouve souvent dans le mouvement, dans l’hybridation, dans le passage d’une frontière à l’autre, avec des allers-retours fréquents.
C’est exactement ce que je cherche chez les artistes que j’accompagne. Quand le jazz rencontre les musiques du monde actuel, 𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐞̀𝐦𝐞 : 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐧𝐚𝐢̂𝐭, sans rien effacer de l’original.
C’est cet artisanat de la musique, fait de rencontres humaines et d’hybridations sincères, que je défends au quotidien auprès de vous. Je n’accompagne pas seulement des projets musicaux. J’accompagne des artistes qui, par leur musique, font ce que jai dû faire toute ma vie : jeter des ponts ou creuser des tunnels.
Paola – GIRO MUSIC
P.S. Pour la petite histoire, je suis claustrophobe, même en hiver, à la maison les fenêtres sont ouvertes. Donc Vous comprendrez vite pourquoi, quand on me demande de ranger mes artistes dans des cases bien fermées, j’ai beaucoup de mal à respirer !