Une langue qu’on parle encore est une langue vivante.

Transmettre, c’est toujours déplacer un peu. Une langue qu’on ne parle plus au présent est une langue morte : on peut l’admirer, la conserver, mais on ne peut plus lui répondre. Avec les musiques, c’est pareil. Un répertoire gardé sous cloche cesse de raconter notre époque. Ceux qui réécrivent une matière d’origine pour la frotter au jazz et aux musiques actuelles ne font pas du folklore : ils s’en servent pour dialoguer avec quelqu’un qui est dans la salle.

D’où parle Paola

Quand on se construit entre deux cultures, on développe une méfiance instinctive pour les cases fermées et l’uniformisation.

C’est la Rentrée

À quelques mois des estrades, des petites phrases et des grands programmes, un constat s’impose : la musique n’a jamais attendu les promesses électorales pour faire dialoguer ce que les cases s’obstinent à séparer.